Mirra Andreeva a confirmé son statut de joueuse la plus en forme du tableau. La Russe de 19 ans a balayé Marta Kostyuk 6-1, 6-3 en seulement 76 minutes pour décrocher sa première place en finale d'un Grand Chelem.
Le match n'a quasiment pas connu de suspense. Andreeva a pris le contrôle dès le premier jeu de service de l'Ukrainienne, prenant rapidement un avantage de 4-0 dans la première manche. Son jeu de fond de court, mêlant revers long de ligne dévastateur et combinaisons lob-amortie millimétrées, n'a laissé aucune prise à Kostyuk.
Les statistiques confirment la domination. Kostyuk a commis 34 fautes directes sur l'ensemble du match, un total bien trop élevé pour espérer rivaliser à ce niveau. Andreeva, de son côté, a maintenu un niveau de régularité impressionnant, confirmant un parcours exceptionnel dans cette quinzaine : un seul set perdu en six matchs, pour seulement 32 jeux concédés au total.
"Je voyais la balle incroyablement bien, les petits poils dessus même. J'étais concentrée du premier au dernier point," a expliqué la Russe après sa victoire.
À 19 ans, Andreeva devient la troisième plus jeune finaliste de Roland-Garros au vingt-et-unième siècle, derrière Coco Gauff (18 ans en 2022) et Kim Clijsters (17 ans en 2001). Elle met également fin à la série de 17 victoires consécutives de Kostyuk, qui avait remporté les tournois de Stuttgart et Madrid avant de débarquer à Paris.
Le match s'est terminé sans poignée de main entre les deux joueuses, Kostyuk refusant systématiquement ce geste avec les joueuses russes en raison du conflit géopolitique entre leurs pays. Un sujet qui dépasse le cadre sportif.
Andreeva retrouvera Maja Chwalińska en finale samedi. Un duel inédit entre deux joueuses qui disputent leur première finale majeure, promesse d'un moment historique sur le Court Philippe-Chatrier.


