La meilleure saison de la carrière de Hailey Baptiste s'est brisée sur la terre battue parisienne. Lors de son match du deuxième tour contre Wang Xiyu, l'Américaine de 23 ans a glissé sur l'ocre du court et s'est réceptionnée de manière catastrophique. Évacuée en fauteuil roulant sous les yeux médusés du public, Baptiste craignait le pire. Les examens médicaux ont confirmé ses craintes : rupture du ligament croisé antérieur et lésion du ménisque au genou.
La nouvelle a frappé d'autant plus fort que Baptiste vivait un printemps extraordinaire. Bourreau d'Aryna Sabalenka en quarts de finale du Masters 1000 de Madrid, victorieuse en trois sets face à Barbora Krejcikova au premier tour de Roland-Garros après avoir sauvé deux balles de match, l'Américaine semblait prête à franchir un cap dans sa carrière. Le destin en a décidé autrement.
Sur les réseaux sociaux, Baptiste a partagé sa détresse avec une sincérité bouleversante. « La fin la plus déchirante de la meilleure saison de ma vie. J'attends encore de me réveiller de ce cauchemar », a-t-elle écrit. Dans un second message, elle a laissé éclater sa douleur : « Dans ma tête, tout ce que je me demande c'est pourquoi, pourquoi, pourquoi. Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? Et pourquoi comme ça ? »
L'opération chirurgicale est programmée dans les prochains jours. Son agent a confirmé une absence minimale de six mois, ce qui signifie que Baptiste ne rejouera pas avant 2027 au plus tôt. Une éternité pour une joueuse qui venait tout juste de prouver qu'elle pouvait rivaliser avec les meilleures du circuit.
Wang Xiyu, son adversaire au moment de la blessure, a exprimé sa tristesse en conférence de presse, saluant la saison exceptionnelle de Baptiste et lui souhaitant un prompt rétablissement. Le vestiaire féminin s'est mobilisé autour de l'Américaine, qui a remercié son père, son équipe et ses proches pour leur soutien dans ces « journées longues et lourdes, remplies de mauvaises nouvelles et de larmes incontrôlables ».
À 23 ans, Baptiste a le temps de revenir. Mais la cruauté du timing, au cœur de sa percée, laisse un goût amer sur cette édition de Roland-Garros déjà marquée par les coups du sort.

