À 37 ans, Marin Cilic refuse de quitter la scène. Le Croate a signé un retour remarquable lundi au Libema Open de s-Hertogenbosch, sa première apparition sur ce gazon néerlandais depuis 2017. Face à Denis Shapovalov, il a livré un combat de près de trois heures pour s'imposer 6-7(5), 6-4, 7-5.
La dramaturgie du match a suivi le scénario classique du vétéran. Cilic a perdu le premier set au tie-break, puis s'est retrouvé mené 2-4 dans le deuxième. À ce moment, beaucoup auraient pu croire que le Canadien, de onze ans son cadet, allait conclure l'affaire. Cilic en a décidé autrement, enchaînant quatre jeux consécutifs pour arracher la manche.
Le set décisif a offert un suspense maximal. Shapovalov a servi pour le match à 5-4, mais Cilic a refusé de plier, débreakant dans les moments les plus tendus avant de conclure 7-5. Sur l'ensemble de la rencontre, le Croate a converti sept de ses dix balles de break, un ratio chirurgical pour un joueur de cet âge.
Champion de l'US Open 2014, finaliste de Wimbledon 2017 et de l'Open d'Australie 2018, Cilic possède un palmarès qui parle de lui-même. Mais ces dernières saisons, les blessures et le temps qui passe l'ont éloigné du sommet. Son classement, désormais au-delà de la centième place mondiale, ne reflète plus le niveau qu'il peut encore produire sur gazon, une surface qui a toujours mis en valeur son service canon et son coup droit dévastateur.
À s-Hertogenbosch, Cilic retrouve un tournoi qu'il avait découvert il y a près d'une décennie, quand il atteignait les demi-finales en 2017. Le gazon néerlandais convient à son jeu offensif, et cette victoire contre un joueur aussi talentueux que Shapovalov prouve que l'ancien numéro 3 mondial a encore quelques chapitres à écrire. Tant que le corps tient, le Croate entend bien profiter de chaque balle.


