La surprise n'en est presque plus une. Flavio Cobolli, dixième tête de série, a éliminé Félix Auger-Aliassime en quatre sets (4-6, 6-4, 6-4, 6-4) mercredi sur le Court Philippe-Chatrier pour se hisser en demi-finale de Roland-Garros. Une première en Grand Chelem pour l'Italien de 22 ans, et surtout une ligne dans les livres d'histoire : un joueur italien est désormais garanti d'atteindre la finale dimanche.
Mené un set à zéro après un premier acte perturbé par un vent capricieux, Cobolli a opéré un virage tactique décisif au retour des vestiaires. "J'y suis allé pour réfléchir, changer quelque chose. J'ai senti que c'était la chance de ma vie", a-t-il confié sur le court après sa victoire. Le changement a été radical : l'Italien a converti cinq de ses dix balles de break sur les trois derniers sets, étouffant progressivement le Canadien à coups de passing-shots chirurgicaux et de variations de rythme.
Auger-Aliassime, quatrième tête de série, avait pourtant réalisé le tournoi de sa vie à Paris, devenant le premier Canadien à atteindre les quarts de finale dans les quatre Majeurs. Mais face à Cobolli, il n'a jamais retrouvé la constance de ses tours précédents. Le Québécois, qui avait pourtant frappé 7 aces, s'est montré trop irrégulier dans les moments charnières, offrant trop d'ouvertures sur sa seconde balle.
Le vainqueur affrontera l'un de ses compatriotes, ou , dont le quart de finale était programmé en session de soirée. C'est la première demi-finale 100% italienne de l'histoire du tennis masculin en Grand Chelem. "Ce sera un Matteo en face de moi. Deux bons amis du circuit. Je leur souhaite bonne chance et j'espère qu'ils vont profiter du match", a lancé Cobolli avec le sourire.
L'Italie du tennis, portée par une génération dorée, franchit un cap historique à Paris. Trois quart-de-finalistes dans le même tableau, un semifinaliste garanti, un finaliste assuré : la Porte d'Auteuil parle italien en ce printemps 2026.


