Jack Draper revient. Le Britannique de vingt-quatre ans a accepté une wild card pour le Mubadala DC Open, qui débute le 27 juillet à Washington. À peine un mois après son forfait douloureux à Wimbledon, le gaucher prépare son retour sur dur, la surface qui lui convient le mieux.
La blessure au bras gauche, une récidive de contusion osseuse, l'avait contraint à quitter le All England Club avant même de fouler le gazon. Un coup dur pour un joueur qui n'a disputé qu'une poignée de tournois depuis un an, entre rechutes au bras, soucis au genou et douleurs à l'épaule. Son retrait avait coïncidé avec un premier jour catastrophique pour le tennis britannique : les dix joueurs du pays engagés avaient tous perdu.
Mais la dynamique a changé. Depuis Eastbourne en juin, Andy Murray l'accompagne en tant que coach. L'ancien numéro un mondial, triple vainqueur en Grand Chelem, apporte son expérience de la gestion des blessures, un domaine qu'il connaît intimement après avoir lui-même frôlé la retraite en 2019 avant un retour remarquable avec une hanche en métal.
Le DC Open ouvrira la tournée nord-américaine sur dur, dernière ligne droite avant l'US Open fin août. Le plateau s'annonce relevé : Ben Shelton, Taylor Fritz, Daniil Medvedev, Felix Auger-Aliassime et Alex De Minaur figurent parmi les engagés. Stefanos Tsitsipas a également reçu une wild card.
Pour Draper, Washington représente bien plus qu'un simple retour. L'enjeu est de retrouver du rythme avant le Masters 1000 de Montréal et Cincinnati, puis l'US Open où il avait atteint les demi-finales en 2024. Si son bras tient, le gaucher au service dévastateur pourrait rapidement redevenir une menace. Les représentants du joueur ont confirmé que l'absence serait limitée à un mois, signe que la récupération progresse bien.


