Damir Dzumhur a remporté le titre à Umag. Le Bosnien de trente-quatre ans a dominé Daniel Merida 7-6(5), 6-7(4), 7-6(4) dans une finale où les trois sets se sont joués au tie-break. Un scénario digne d'un film pour un joueur qui évoluait encore au-delà de la 200e place mondiale il y a un an.
La finale a offert 2h47 de suspense absolu sur la terre battue croate. Merida, vingt-et-un ans, a servi pour le match à 5-4 dans le troisième set avant de voir Dzumhur revenir à 5-5 puis empocher le tie-break décisif. Le Bosnien a puisé dans ses réserves mentales, lui qui avait déjà survécu à un marathon de 3h42 contre Matteo Arnaldi en quarts de finale. Ce quatrième titre ATP, le premier depuis Antalya 2021, couronne une résurrection sportive remarquable. Dzumhur devrait réintégrer le top 100 mondial dès lundi.
Pour Merida, la déception est immense mais la progression indéniable. L'Espagnol dispute sa deuxième finale ATP de la saison après Bucarest en mai. À vingt-et-un ans, il est le troisième plus jeune finaliste à Umag cette décennie derrière Carlos Alcaraz et Jannik Sinner. Le premier titre ne devrait être qu'une question de temps.
Sur le circuit féminin, Paula Badosa s'est qualifiée pour la finale du WTA de Iasi en disposant de Tamara Zidansek 6-3, 7-5. L'Espagnole, ancienne deuxième mondiale en pleine reconstruction après des blessures au dos, poursuit sa remontée au classement sur la terre battue roumaine. Son jeu puissant en coup droit et sa mobilité retrouvée lui ont permis de contrôler les échanges malgré la résistance de la Slovène dans le deuxième set.
Badosa affrontera dimanche Mayar Sherif, qui a arraché sa qualification au terme d'un combat épique contre Oleksandra Oliynykova 6-2, 3-6, 7-6(5). L'Égyptienne de trente ans, spécialiste de la terre battue, a sauvé deux balles de match dans le tie-break du troisième set. La finale promet un duel de styles entre la puissance brute de Badosa et la régularité sans faille de Sherif.
Avec le titre de Dzumhur à Umag et les finales programmées dimanche à Gstaad (Tsitsipas-Collignon), Bastad (Rublev-Darderi) et Iasi (Badosa-Sherif), le summer swing européen touche à son apogée avant le grand départ vers l'Amérique du Nord.
