Le rideau tombe sur Wimbledon, mais le tennis ne s'arrête pas. Dès lundi 13 juillet, deux tournois ATP 250 sur terre battue ouvrent la parenthèse estivale européenne avant le retour du dur nord-américain.
À Gstaad, le Swiss Open accueille un plateau séduisant dans le cadre alpin du Roy Emerson Arena. Casper Ruud, habitué de la terre battue, mène la liste des engagés. Le Norvégien, double finaliste de Roland-Garros, retrouve sa surface de prédilection après une quinzaine londonienne en demi-teinte. Stefanos Tsitsipas sera également au départ, à la recherche de rythme sur une surface qui a longtemps été son terrain de jeu favori.
Matteo Berrettini apporte sa puissance au tableau suisse. L'Italien, dont le jeu d'attaque peut s'adapter à toutes les surfaces, vise un titre qui relancerait sa saison. Alexander Bublik, imprévisible comme toujours, et Arthur Rinderknech complètent un plateau qui promet du spectacle.
Le public suisse attend surtout Stan Wawrinka. À trente-neuf ans, le triple champion de Grand Chelem joue peut-être ses derniers tournois sur le circuit principal. Chaque apparition de Wawrinka sur terre battue porte une charge émotionnelle, le revers à une main le plus puissant de l'histoire du tennis trouvant sur cette surface son expression la plus pure.
En parallèle, le Nordea Open de Båstad anime la semaine sur la côte suédoise. Le tournoi, traditionnellement disputé en plein été sur terre battue extérieure, attire un plateau de joueurs européens spécialisés sur cette surface. L'événement suédois sert souvent de rampe de lancement pour les joueurs qui visent les tournois majeurs d'août.
Ces deux rendez-vous constituent la dernière fenêtre de terre battue avant la bascule vers le dur. Hambourg prend le relais la semaine suivante avec un ATP 500, avant que le circuit ne traverse l'Atlantique pour la Coupe Rogers à Montréal et la tournée américaine qui mène à l'US Open.
Pour les joueurs qui ont quitté Wimbledon tôt, Gstaad et Båstad offrent l'occasion de reprendre confiance et d'accumuler des points avant la seconde moitié de saison. Pour les autres, la transition du gazon à la terre battue puis au dur en l'espace de trois semaines constitue l'un des défis physiques les plus exigeants du calendrier.


