Roland-Garros 2026 restera dans les mémoires comme l'édition qui a dynamité toutes les certitudes. Du deuxième tour à la finale, chaque journée a apporté son lot de séismes. Retour sur un tournoi qui a réécrit les règles du tennis moderne.
Le premier choc est tombé dès le deuxième tour. Jannik Sinner, numéro un mondial et en quête du seul titre majeur manquant à sa collection, menait 6-3, 6-2, 5-1 contre Juan Manuel Cerundolo. Le reste appartient à l'histoire : victime d'un coup de chaleur par 32 degrés, l'Italien a remporté seulement deux des vingt derniers jeux. Cerundolo, 56e mondial, est devenu le premier joueur à sortir la tête de série numéro un avant le troisième tour depuis Karol Kucera en 2000. La série de trente victoires consécutives de Sinner s'est arrêtée net.
Puis est venu le tour de Novak Djokovic. Le détenteur du record de vingt-quatre titres majeurs a cédé face à João Fonseca, 19 ans, après avoir mené deux sets à zéro. Le Brésilien est devenu le premier adolescent de l'histoire à battre Djokovic en Grand Chelem.
Pour la première fois depuis 1968, aucun ancien champion ne figurait dans le dernier carré masculin. Alexander Zverev, finaliste 2024, est devenu le joueur le plus expérimenté du tableau. À ses côtés : , 20 ans, et , tous en première demi-finale majeure.
Le tableau féminin n'a pas été en reste. , numéro un mondiale, s'est effondrée en quarts contre , lâchant après le match un « je veux arrêter le tennis » qui a fait le tour de la planète. , issue des qualifications, a enchaîné neuf victoires pour devenir la première qualifiée de l'histoire à atteindre la finale de Roland-Garros. Face à elle samedi : , 19 ans, pour un duel de premières fois.
Trois Italiens en quarts de finale masculins, une qualifiée en finale féminine, deux adolescents qui terrassent des légendes : les chiffres de cette édition 2026 défient l'entendement. Ce Roland-Garros n'a couronné aucun favori. Il a couronné l'audace.


