Le gazon du All England Club a vu défiler des légendes. Aucune n’a marqué l’ère moderne autant que Serena Williams. À 44 ans, l’Américaine s’apprête à fouler une dernière fois la pelouse londonienne en simple, quatre ans après sa défaite au premier tour contre Harmony Tan en 2022.
Le chiffre 23 résume à lui seul l’ampleur de sa carrière. Vingt-trois titres du Grand Chelem en simple, un record de l’ère Open. Sept sacres à Wimbledon, en 2002, 2003, 2009, 2010, 2012, 2015 et 2016. Son dernier titre majeur remonte à l’Open d’Australie 2017, remporté enceinte de sa fille Olympia. Elle avait alors 35 ans.
Williams ne se fait aucune illusion sur ses chances. «Je n’ai pas besoin de gagner. J’ai gagné plus que la plupart des gens», a-t-elle confié. Sa motivation est ailleurs, profondément personnelle. «C’est vraiment pour que mes enfants puissent me voir jouer.» Olympia, huit ans, et Adira, deux ans, seront dans les tribunes.
Le retour ne s’improvise pas. Williams est réapparue en double plus tôt en juin pour retrouver le rythme de la compétition. Non classée, elle a obtenu une wild card du All England Club pour le simple. Son tirage au sort, prévu le 27 juin, pourrait l’opposer d’entrée à n’importe quelle joueuse du tableau, de la numéro un mondiale Aryna Sabalenka à une qualifiée.
Elle fera également équipe avec sa soeur Venus en double, une invitation qui ravive le souvenir de six titres conquis ensemble sur le gazon londonien. Leur premier match de double est programmé à partir du 2 juillet.
Le contexte sportif rend ce retour encore plus romanesque. Wimbledon 2026 est marqué par l’absence de Carlos Alcaraz, l’introduction de la vidéo review et une dotation record. Williams y ajoute sa propre histoire, celle d’une championne qui revient non pas pour conquérir, mais pour saluer.
Son premier match en simple est prévu le lundi 29 ou le mardi 30 juin. Quel que soit le résultat, le Centre Court lui réservera l’ovation qu’elle mérite.

