Il y a huit ans, Sloane Stephens disputait la finale de Roland-Garros face à Simona Halep. Ce mercredi, l'Américaine de 33 ans se bat dans les qualifications pour simplement retrouver le tableau principal. Le contraste est saisissant, mais l'histoire est belle.
Stephens, championne de l'US Open 2017 et ancienne numéro 3 mondiale, n'est plus dans le top 100 depuis plusieurs mois. La descente a été progressive : blessures à répétition, résultats en dents de scie, confiance qui s'étiole. Mais la combattante refuse de baisser les bras.
À Paris, elle a retrouvé ses repères. En premier tour des qualifications, elle a dominé Carol Young Suh Lee 6-3, 6-2 avec une autorité retrouvée. Au deuxième tour, face à Lisa Pigato, elle a encore haussé le ton : 6-4, 6-1 en 1h14, avec un jeu d'attaque incisif et des déplacements rappelant ses meilleures années. Pour Stephens, fouler la terre battue parisienne reste une source d'énergie particulière. C'est ici qu'elle a vécu ses plus grandes émotions, culminant avec cette finale de 2018 contre Halep qui reste gravée dans sa mémoire.
Le dernier obstacle avant le tableau principal s'appelle Leyre Romero Gormaz, jeune Espagnole aguerrie sur terre battue. Un défi de plus pour Stephens, qui n'avait plus joué les qualifications à Roland-Garros depuis 2011, quand elle n'avait que 18 ans et tout à prouver.
Quel que soit le résultat, le parcours de Stephens à Paris raconte une vérité du tennis professionnel : le talent ne disparaît pas, il se réinvente. À 33 ans, chaque victoire devient un petit triomphe, chaque match une célébration du refus d'abandonner.


