Venus Williams a subi une nouvelle défaite au premier tour de l'Open du Canada à Toronto dimanche. L'Américaine de 46 ans s'est inclinée 6-4, 6-1 face à l'Ouzbèke Kamilla Rakhimova, portant son bilan 2026 à zéro victoire en dix matchs et sa série de défaites consécutives à treize rencontres.
Une saison 2026 sans la moindre victoire
Depuis le début de l'année, Venus Williams n'a pas remporté le moindre match sur le circuit WTA. Chaque tournoi se solde par une élimination au premier tour, malgré les invitations (wild cards) que les organisateurs continuent de lui accorder. À Toronto, face à Rakhimova, 98e mondiale, l'ancienne numéro un mondiale n'a jamais semblé en mesure de rivaliser. Après avoir tenu le premier set jusqu'à 4-4 avant de céder les deux derniers jeux, elle a été balayée 1-6 dans la deuxième manche, incapable de maintenir l'intensité physique sur la durée du match.
Cette spirale remonte à juillet 2025. Depuis cette date, Venus n'a plus remporté la moindre rencontre en simple sur le circuit. Quelques jours avant Toronto, elle avait déjà été éliminée au premier tour du DC Open de Washington par Anastasia Potapova. Le scénario se répète avec une régularité cruelle, tournoi après tournoi, surface après surface.
Le débat sur les wild cards s'intensifie
La question de la pertinence des invitations accordées à Venus agite de plus en plus la communauté tennistique. Les dix entrées en tournoi de la saison 2026 ont toutes été obtenues via wild card. Certains fans et observateurs remettent ouvertement en cause cette pratique, estimant que ces places devraient revenir à de jeunes joueuses en quête de points pour leur classement. Le débat est délicat, car il touche à une figure historique du sport : sept titres en Grand Chelem, ancienne numéro un mondiale, pionnière dans l'histoire du tennis féminin.
Mais les chiffres parlent d'eux-mêmes. À 46 ans, le physique ne répond plus aux exigences du circuit WTA. Les déplacements ont perdu en explosivité, le service, autrefois l'un des plus redoutables du circuit, a perdu de sa puissance. Les adversaires, même modestement classées, s'imposent sans difficulté majeure. Le contraste avec les performances de Venus dans les années 2000, où elle dominait le tennis mondial aux côtés de sa sœur Serena, rend chaque défaite un peu plus difficile à regarder pour les fans de la première heure.
Pourquoi Venus continue
Malgré cette série historique de revers, Venus Williams n'a donné aucun signe d'un arrêt imminent. L'Américaine a toujours affirmé que le tennis restait une passion avant d'être une compétition, et que la décision de se retirer lui appartiendrait seule. Son entourage rappelle régulièrement que Venus joue désormais pour le plaisir de la compétition et non pour les résultats.
Cette posture divise. D'un côté, ses partisans saluent une détermination admirable et un amour intact pour le sport. De l'autre, une frange croissante d'observateurs estime que prolonger cette situation nuit à son image et prive le circuit de places en tableau principal. Le parallèle avec d'autres légendes ayant quitté le tennis au sommet, comme Ashleigh Barty à 25 ans, est souvent invoqué.
Un héritage qui dépasse les résultats
Quelles que soient les critiques, l'héritage de Venus Williams dans le tennis mondial reste intouchable. Pionnière aux côtés de Serena, elle a transformé ce sport, brisé des barrières et inspiré des générations de joueuses, de Coco Gauff à Naomi Osaka. Ses 49 titres WTA en simple, ses cinq titres à Wimbledon et ses quatre médailles olympiques constituent un palmarès exceptionnel que ces défaites de fin de carrière ne peuvent en rien ternir.
Venus Williams est actuellement classée au-delà de la 1000e place mondiale. Son bilan 2026 affiche zéro victoire en dix rencontres, avec treize défaites consécutives toutes compétitions confondues depuis juillet 2025. Sa dernière victoire sur le circuit WTA remonte à plus d'un an. (Tennis World USA, CBC Sports)

