Le bras de fer entre les joueurs et les organisateurs de Grand Chelem vient de franchir un nouveau palier. Vingt des plus grandes stars du tennis mondial, parmi lesquelles Jannik Sinner, Aryna Sabalenka, Carlos Alcaraz et Iga Swiatek, ont publié dimanche un communiqué commun dénonçant la répartition des revenus à Roland-Garros.
Les chiffres sont éloquents. Alors que le tournoi parisien a engrangé 395 millions d'euros de revenus en 2025, soit une hausse de 14 % sur un an, la part reversée aux joueurs a reculé de 15,5 % en 2024 à 14,9 % projeté pour 2026. La dotation annoncée de 61,7 millions d'euros représente certes une augmentation de 9,5 %, mais les athlètes estiment qu'elle reste dérisoire au regard de la croissance du tournoi.
Le groupe réclame une part de 22 %, alignée sur ce que versent déjà les Masters 1000 combinés ATP-WTA. Les signataires dénoncent également l'absence de réponse à leurs propositions formulées il y a un an concernant les programmes de bien-être des joueurs et la représentation dans les instances décisionnelles des Grands Chelems.
Côté masculin, Alexander Zverev, Daniil Medvedev, Casper Ruud, Taylor Fritz, Andrey Rublev, Stefanos Tsitsipas et Alex de Minaur ont signé le texte. Chez les femmes, Coco Gauff, Jessica Pegula, Madison Keys, Jasmine Paolini, Emma Navarro, Zheng Qinwen, Paula Badosa et Mirra Andreeva se sont jointes au mouvement.
Une réunion de crise est prévue à Paris avant le début du tournoi, le 25 mai. Si Roland-Garros affiche des revenus projetés au-delà de 400 millions d'euros pour 2026, les joueurs considèrent que le compte n'y est toujours pas. Le message est clair : le tennis professionnel exige une modernisation de sa gouvernance financière.


