Le All England Club ne cesse de bousculer ses propres traditions. Un an après avoir remplacé ses juges de ligne par le système électronique de détection, Wimbledon franchit un nouveau cap technologique pour son édition 2026 : la vidéo review fait son entrée sur le gazon londonien.
Le principe est simple mais représente une rupture majeure. Les joueurs pourront demander à l’arbitre de chaise de visionner un ralenti vidéo pour contester certaines décisions. Les situations couvertes incluent le double rebond (not-up), le coup irrégulier (foul shot) et le toucher de filet (touch). En revanche, les décisions du système électronique de lignes restent définitives, impossible de les contester par ce biais.
Détail notable, le système ne prévoit aucune limite de demandes. Contrairement à l’ancien format Hawk-Eye où chaque joueur disposait de trois challenges par set, la vidéo review est accessible à volonté. Un joueur convaincu d’avoir raison pourra solliciter l’arbitre autant de fois que nécessaire, sans pénalité en cas d’erreur.
Le dispositif sera déployé sur six courts : le Centre Court, le Court numéro 1 et quatre autres courts principaux lors des matchs de simple. Les rencontres disputées sur les courts annexes n’en bénéficieront pas pour cette première édition.
Cette annonce s’inscrit dans une accélération technologique remarquable pour un tournoi longtemps perçu comme le plus conservateur des quatre Grand Chelem. En deux ans, le Championships a successivement abandonné ses juges de ligne, historiques depuis 147 ans, puis adopté la vidéo review. Le contraste avec la lenteur des réformes passées est saisissant.
Les qualifications, qui se déroulent du 22 au 25 juin, n’utiliseront pas encore la technologie. Le tableau principal débute le 29 juin avec une dotation record de 64,2 millions de livres, en hausse de 20 % par rapport à 2025. Les champions recevront chacun 3,6 millions de livres.

