Le WTA a annoncé dimanche une mise à jour majeure de sa politique d'éligibilité féminine. Dès mardi 22 juillet, toutes les joueuses du circuit devront se soumettre à un test génétique unique portant sur le gène SRY, un segment d'ADN situé sur le chromosome Y impliqué dans le développement sexuel masculin.
Le dépistage peut s'effectuer par prélèvement buccal, prise de sang ou échantillon de salive. Un seul test suffit pour l'ensemble de la carrière. Selon la nouvelle définition adoptée par le WTA, un « homme biologique » est un individu porteur du gène SRY, tandis qu'une « femme biologique » est un individu dépourvu de ce marqueur.
Cette mesure s'inscrit dans le cadre des conditions de participation aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Le Comité international olympique avait introduit en mars une directive similaire, dans le prolongement d'un décret du président américain Donald Trump sur le sport féminin.
Aryna Sabalenka, numéro un mondiale, a estimé qu'il serait « injuste » pour les femmes d'affronter des athlètes transgenres. L'ancienne championne Martina Navratilova a salué « un pas dans la bonne direction » sur les réseaux sociaux.
Le WTA a précisé qu'il n'y avait « aucune intention de manquer de respect ou de remettre en question l'identité de genre ou la dignité de quiconque », établissant une distinction entre sexe biologique et identité de genre.
Le tennis féminin rejoint ainsi l'athlétisme (World Athletics), la boxe (World Boxing) et le ski dans la liste des sports ayant adopté un dépistage génétique obligatoire. À ce jour, aucune athlète transgenre connue ne participe à une compétition WTA, quel que soit le niveau.
Des experts en droits humains et des associations militantes ont critiqué cette approche, estimant qu'elle stigmatise les personnes transgenres dans le sport. Le débat, qui dépasse largement le cadre du tennis, devrait s'intensifier à l'approche des Jeux de 2028.


