Alexander Zverev a enfin brisé la malédiction. Après trois finales de Grand Chelem perdues, l'Allemand a dominé Flavio Cobolli en cinq sets pour remporter Roland-Garros 2026 et décrocher le titre majeur qui lui échappait depuis le début de sa carrière.
À 29 ans, Zverev complète ainsi une collection unique dans le tennis moderne. Titres en 250, 500, Masters 1000, Finals, médaille d'or olympique : il ne lui manquait que le Grand Chelem. C'est désormais chose faite sur la terre battue parisienne, là même où il avait échoué en finale en 2024.
Cobolli, surprenant finaliste, avait profité du forfait de Matteo Arnaldi en demi-finale, touché par un virus. L'Italien disputait sa première finale en Grand Chelem et a montré un courage remarquable, poussant Zverev jusqu'au cinquième set. Seul le quatrième forfait en demi-finale de Grand Chelem à l'ère Open avait ouvert la voie à Cobolli, mais le parcours de l'Italien reste impressionnant.
La rencontre a duré près de quatre heures. Zverev, solide au service, a dû puiser dans ses réserves mentales pour résister à un Cobolli décomplexé qui n'avait rien à perdre. Le cinquième set a été le théâtre d'un tennis de très haut niveau, où l'expérience de l'Allemand dans les moments décisifs a fait la différence.
Après la balle de match, Zverev s'est effondré sur la terre battue, les larmes aux yeux. "Si j'avais perdu cette finale, peut-être que je n'aurais jamais gagné un Grand Chelem", a-t-il confié lors de la cérémonie, visiblement submergé par l'émotion. Des mots qui trahissent la pression accumulée au fil des finales perdues.
Cette victoire replace Zverev parmi les favoris pour Wimbledon, où il tentera de confirmer son nouveau statut de champion majeur. Le gazon londonien représentera un tout autre défi, mais l'Allemand aborde la saison sur herbe avec une confiance inédite.

