Barbora Krejcikova a remporté le Vanda Pharmaceuticals Athens Open en dominant Maria Sakkari 7-6(5), 6-3 en une heure et quarante-trois minutes. Un neuvième titre WTA en carrière pour la Tchèque, le premier depuis son sacre à Wimbledon en 2024.
La finale portait une charge émotionnelle particulière. Sakkari rêvait de s'imposer à domicile, quarante ans après que sa mère, Angeliki Kanellopoulou, avait disputé la finale de l'Athens Trophy en 1986, lors de la dernière édition WTA organisée dans la capitale grecque. Le public du stade olympique était acquis à sa cause.
Et Sakkari a semblé en mesure d'exaucer ce vœu. La Grecque a breaké d'entrée dans les deux sets, menant 4-1 dans le premier et 2-1 dans le second. Mais Krejcikova a puisé dans la résilience qui a défini sa carrière. Dans la première manche, elle a comblé trois jeux de retard pour arracher le tie-break, qu'elle a remporté 7 points à 5 après une lutte intense. Dans la seconde, elle a enchaîné cinq des six derniers jeux pour conclure 6-3.
Le parcours de Krejcikova à Athènes a été remarquable de bout en bout. La Tchèque a éliminé Qinwen Zheng en demi-finale et Clara Tauson, tête de série numéro 1, en quarts. Elle n'a cédé qu'un seul set durant toute la semaine, signe d'une forme retrouvée après des mois difficiles.
Avec ce titre, Krejcikova devrait remonter autour de la 26e place mondiale. Son bilan face à Sakkari passe à quatre victoires en autant de confrontations. La Tchèque a savouré le moment : « C'est quelque chose de très spécial et incroyable. Je n'avais pas ressenti cela depuis très longtemps. »
Sakkari, malgré la défaite, repart avec une semaine encourageante qui devrait la propulser vers la 33e place. Sa marche vers la reconquête du top 20 passe désormais par le dur nord-américain.

