Jannik Sinner a écrit l'histoire sur la terre battue romaine. En dominant Casper Ruud 6-4, 6-4 en 1h45 de jeu, le numéro un mondial est devenu le deuxième homme après Novak Djokovic à compléter le Career Golden Masters, le fait de remporter les neuf tournois Masters 1000 au cours d'une carrière.
Toutes nos analyses du jour, gratuitement
Créez votre compte gratuit pour accéder aux analyses du jour.
À 24 ans, l'Italien est aussi le plus jeune joueur à réaliser cet exploit. Djokovic avait bouclé la collection en 2018, à 31 ans. Sinner a fait mieux, plus vite, et chez lui.
Le symbole est immense. Aucun joueur italien n'avait remporté les Internationaux d'Italie depuis Adriano Panatta en 1976, il y a exactement cinquante ans. « C'est le cinquantième anniversaire depuis la victoire d'un Italien ici, et je suis vraiment très heureux », a confié Sinner lors de la cérémonie. « Il y avait beaucoup de tension des deux côtés, ce n'était pas du tennis parfait, mais je suis vraiment heureux. »
La finale n'a pas offert le spectacle le plus flamboyant, mais Sinner a montré ce qui fait sa force cette saison : une solidité implacable dans les moments clés. Dans le deuxième set, il a affiché 16 coups gagnants pour seulement 5 fautes directes, et remporté 93% des points derrière sa première balle de service. Ruud n'a obtenu qu'une seule balle de break dans la manche, immédiatement sauvée.
Le Norvégien a rendu hommage à son bourreau avec une élégance rare. « Ce que tu fais cette année est difficile à décrire avec des mots. C'est un honneur de te regarder jouer et de pouvoir partager le court avec toi aujourd'hui », a déclaré Ruud lors de la remise des trophées. Une cinquième défaite consécutive face à Sinner, et pourtant aucune amertume.
Ce sacre romain porte à six le nombre de titres Masters 1000 consécutifs pour Sinner, et prolonge sa série de victoires à ce niveau à 34 matchs d'affilée. Un chiffre vertigineux qui interroge : où se situe la limite ?
La réponse pourrait venir de Roland-Garros, dans dix jours. Le Foro Italico n'était qu'une étape. Pour Sinner, la saison sur terre battue ressemble désormais à une marche triomphale vers Paris.



