Alex de Minaur ne verra pas les quarts de finale de Wimbledon 2026. L'Australien, quatorzième tête de série, a été éliminé en huitièmes de finale par Flavio Cobolli, neuvième tête de série, dans un match où le talent brut de l'Italien a fini par submerger la combativité légendaire du Sydneysider.
Ce n'est pas tant la défaite qui marque, c'est ce que de Minaur a confié après la rencontre. « Ça me détruit de l'intérieur », a lâché l'Australien de vingt-sept ans, visiblement marqué par une saison 2026 qui ne correspond pas à ses ambitions. Depuis sa blessure à la hanche qui l'avait contraint à l'abandon en demi-finale de Wimbledon 2024, Alex De Minaur n'a jamais retrouvé la régularité qui l'avait propulsé dans le top 6 mondial.
Face à Cobolli, le scénario a été cruel. De Minaur a tenu le premier set au coude à coude avant de céder dans les moments décisifs. L'Italien, finaliste de Roland-Garros quelques semaines plus tôt, a imposé sa puissance en fond de court et sa capacité à accélérer dans les échanges longs. Le contraste entre les deux trajectoires est saisissant : Cobolli file en quarts de finale de son deuxième Grand Chelem consécutif, de Minaur repart avec des doutes.
Mark Philippoussis, ancien finaliste de Wimbledon devenu consultant, a pris la défense de son compatriote. L'ancien numéro huit mondial espère que de Minaur ne sera pas trop dur avec lui-même. « Alex donne tout à chaque fois qu'il entre sur le court. Le tennis est un sport brutal, les résultats ne reflètent pas toujours l'investissement », a analysé Philippoussis.
Pour de Minaur, la deuxième partie de saison sera déterminante. Le hardcourt nord-américain, sa surface de prédilection, pourrait lui permettre de retrouver la confiance qui lui fait défaut sur gazon. En attendant, c'est Cobolli qui poursuit son ascension fulgurante, avec un quart de finale face à au programme.



