Il y a un an, Coco Gauff soulevait la Coupe Suzanne-Lenglen après une finale épique contre Aryna Sabalenka, remportée 6-7(5), 6-2, 6-4. Douze mois plus tard, l'Américaine de 22 ans retrouve la terre battue parisienne avec un statut différent : celui de championne en titre.
Ce dimanche, Gauff entamera sa défense face à Taylor Townsend, compatriote et amie de longue date. Les deux Américaines se connaissent depuis les tournois juniors, et Townsend avait infligé à une Gauff de 15 ans une leçon sur terre battue à Charleston en 2019 (6-0, 2-6, 6-1). Sept ans plus tard, l'écart s'est inversé, mais Townsend, joueuse de filet atypique, reste capable de déstabiliser n'importe quelle adversaire par son jeu de service-volée.
Le parcours de Gauff dans ce tableau ne sera pas un long fleuve tranquille. La quatrième tête de série partage la même moitié de tableau que la numéro un mondiale Sabalenka, ce qui dessine une demi-finale explosive en cas de parcours sans faute des deux joueuses. Ce serait la revanche directe de la finale 2025, un scénario que le public parisien appelle déjà de ses voeux.
Avant d'en arriver là, Gauff devra négocier un quart projeté contre la sixième tête de série Amanda Anisimova, qui mène 2-1 dans leurs confrontations. L'Américaine arrive à Paris avec un bilan solide sur terre battue cette saison (8-3) et la confiance d'une finale à Rome, perdue face à mais disputée avec intensité.
À 22 ans, Gauff a déjà prouvé qu'elle savait gérer la pression des grands tournois. Mais défendre un titre en Grand Chelem est un exercice à part, où chaque victoire est attendue et chaque défaite amplifiée. Sur le court Philippe-Chatrier, théâtre de son sacre, la jeune Américaine sait que tout le monde la guette.



