Roland-Garros 2026 n'a plus de roi. Pour la première fois depuis 2004, aucun ancien vainqueur du tournoi ne figure parmi les huit quart-de-finalistes du simple messieurs. Novak Djokovic, absent. Rafael Nadal, retraité. Carlos Alcaraz, éliminé. Jannik Sinner, sorti dès le deuxième tour. Le trône est vacant, et la bataille pour le conquérir s'annonce imprévisible.
Le tableau des quarts offre un mélange fascinant d'expérience et de jeunesse. D'un côté, Alexander Zverev, deuxième mondial et finaliste de l'édition 2024, fait figure de favori logique. De l'autre, trois joueurs de moins de 21 ans : Joao Fonseca, 19 ans, tombeur de Casper Ruud au tour précédent, Rafael Jodar, 19 ans, révélation espagnole de la quinzaine, et Jakub Mensik, 20 ans, déjà habitué des grands rendez-vous.
La moitié haute du tableau est particulièrement ouverte. Felix Auger-Aliassime, quatrième mondial et bénéficiaire de la sortie précoce de Sinner, y côtoie Flavio Cobolli, dixième tête de série. En face, Zverev contre Jodar propose un choc générationnel qui pourrait définir la suite du tournoi.
La moitié basse n'est pas en reste. Matteo Berrettini, de retour en quarts de Grand Chelem après quatre ans d'absence et une série de blessures, affrontera Matteo Arnaldi, vainqueur d'un marathon de 5h26 contre Tiafoe. Deux Italiens pour une demi-finale, un scénario inédit à Roland-Garros. Le dernier quart oppose Fonseca à Mensik, deux représentants de la nouvelle génération qui n'ont rien à perdre.
Ce qui frappe dans ce tableau, c'est l'absence totale de certitude. Zverev possède l'expérience des finales de Grand Chelem, mais n'a jamais soulevé le trophée. Auger-Aliassime est au sommet de son classement, mais découvre les quarts à Paris. Berrettini revient de loin. Fonseca et Mensik avancent sans pression. Roland-Garros 2026 couronnera un premier vainqueur, c'est la seule certitude. Lequel ? Personne ne peut répondre.


