Rafael Nadal connaît la douleur mieux que quiconque. Celui qui a passé deux décennies à lutter contre son propre corps s'est exprimé cette semaine sur le forfait de Carlos Alcaraz à Roland-Garros, lors de l'inauguration de son musée en marge du Masters 1000 de Rome.
Le champion majorquin s'est voulu rassurant au micro de RNE Deportes. « Il a suffisamment d'expérience, il sait que ces choses arrivent. C'est évidemment un gros coup dur », a reconnu Nadal avant d'ajouter : « Je pense qu'à ce stade, c'est un joueur très complet qui gagne partout. Mais là où il a le plus de capacité à faire la différence, c'est pendant la saison sur terre battue. »
Le timing de la blessure au poignet est cruel. Alcaraz, tenant du titre à Roland-Garros, devait aborder la deuxième partie de la saison sur terre avec l'ambition de défendre son trophée parisien. Son absence laisse un vide immense dans le tableau, déjà amputé de Lorenzo Musetti (blessure) et Holger Rune (opération du tendon d'Achille).
Nadal, qui a lui-même souffert de blessures similaires au poignet en 2016, a tenu à dédramatiser la situation. « Ces choses peuvent sembler dramatiques sur le moment, mais quand on prend du recul, une blessure différente survient. Et je pense que heureusement, ça ne va pas être chronique », a-t-il estimé.
L'ancien numéro un mondial a aussi révélé avoir échangé avec Alcaraz au moment de la blessure, sans en dévoiler le contenu : « Ce dont nous avons parlé, ça reste entre nous. » Il a validé la décision de retrait. « Je pense qu'il a pris les bonnes décisions. En tenant compte du fait qu'il est très jeune et qu'il a toute une carrière devant lui. »
La saison sur terre battue 2026 se poursuit donc sans son roi en titre. Jannik Sinner, intraitable à Rome avec 32 victoires consécutives en Masters 1000, apparaît plus que jamais comme le grand favori de la Porte d'Auteuil. Mais Nadal l'a dit : Alcaraz est jeune, et ce type de contretemps forge les champions.



