Carlos Alcaraz retrouvera la compétition au Masters 1000 de Cincinnati, programmé du 13 au 23 août 2026. C'est la réponse courte à la question que tout le circuit se pose depuis trois mois. Éloigné des courts depuis la mi-avril par une blessure au poignet droit, l'Espagnol a choisi l'Ohio pour relancer sa saison, à une semaine du début de l'US Open dont il est le tenant du titre.
Une blessure qui a fait dérailler toute la saison
Le feuilleton commence à la mi-avril, à Barcelone, où Carlos Alcaraz doit renoncer au tournoi. Le diagnostic rapporté par la presse spécialisée évoque une ténosynovite au poignet droit, une inflammation de la gaine des tendons particulièrement handicapante pour un droitier dont le coup droit repose sur une accélération de poignet hors norme.
L'espoir d'un retour rapide s'éteint vite. Le 21 avril, l'Espagnol déclare forfait pour le Masters 1000 de Madrid, son tournoi à domicile, tout en se disant confiant pour la suite. Trois jours plus tard, le verdict tombe : les examens ne sont pas bons, et Alcaraz annonce qu'il tire un trait sur toute sa saison sur terre battue, Rome et Roland-Garros compris. Nous en sortirons plus forts, promettait-il alors sur le site officiel de l'ATP.
Le 19 mai, nouvelle étape du calvaire : forfait pour le Queen's et pour Wimbledon, deux rendez-vous majeurs de sa saison sur gazon. Puis, à la mi-juillet, l'annonce de son absence au Masters du Canada, disputé à Montréal du 2 au 13 août, confirme que le retour n'aura pas lieu avant la mi-août. Nous avions détaillé ce dernier épisode dans notre article sur son forfait au Canada.
Pourquoi Cincinnati
Le choix de Cincinnati n'a rien d'un hasard. Alcaraz y est le tenant du titre : en 2025, il avait remporté son premier trophée dans l'Ohio à la faveur de l'abandon de Jannik Sinner en finale, diminué ce jour-là. Il y défendra donc 1000 points, un enjeu comptable loin d'être anecdotique dans sa course au sommet du classement.
Le calendrier joue aussi. Le tournoi se dispute du 13 au 23 août, juste avant l'US Open. Pour un joueur privé de compétition depuis quatre mois, c'est l'ultime occasion de retrouver le rythme des matchs sur dur américain avant New York. Reprendre à Montréal, une semaine plus tôt, aurait avancé l'échéance : son équipe a préféré prolonger la préparation.
Ce que l'absence lui a coûté
Sur le plan comptable, la facture est lourde. Numéro 2 mondial au moment de sa blessure, Alcaraz a glissé au troisième rang. Pendant sa convalescence, Jannik Sinner a conservé son titre à Wimbledon en dominant Alexander Zverev en finale, et c'est justement l'Allemand, sacré à Roland-Garros au printemps, qui a profité de l'absence de l'Espagnol pour s'installer à la deuxième place.
Le circuit, lui, ne l'a pas attendu. La tournée américaine s'ouvre sans lui à Montréal, et la hiérarchie du dur extérieur se redessine chaque semaine. C'est tout l'enjeu de son retour : personne ne sait dans quel état de forme réelle il se présentera après une si longue coupure, et lui-même devra jauger son poignet match après match.
Un calendrier taillé pour l'US Open
L'objectif de fond ne fait guère de doute : arriver affûté à Flushing Meadows, où Alcaraz remettra en jeu le titre conquis en 2025. L'enchaînement Cincinnati puis US Open concentre une part énorme de sa saison en trois semaines, avec deux titres à défendre coup sur coup.
La prudence reste de mise. Une ténosynovite mal cicatrisée peut se rappeler au mauvais souvenir d'un joueur au moindre excès, et quatre mois sans compétition laissent des traces dans les jambes comme dans la tête. Les premiers tours de Cincinnati diront si le poignet tient la cadence d'un Masters 1000, et si le jeu explosif qui a fait d'Alcaraz un septuple champion en Grand Chelem a survécu intact à ce printemps blanc.
Une chose est sûre : depuis son dernier match en avril, le tennis masculin a tourné sans l'un de ses deux moteurs. Sa page de retour s'écrit à partir du 13 août, et vous pouvez suivre son actualité, son classement et ses prochains matchs sur sa fiche joueur.



