La tête de série numéro un n'a pas tenu deux tours à Umag. Flavio Cobolli, quart-de-finaliste à Wimbledon il y a dix jours à peine, s'est incliné 2-6, 4-6 face à l'Argentin Román Andrés Burruchaga dès le deuxième tour du Croatia Open. Une sortie aussi brutale qu'inattendue pour l'Italien, septième mondial et favori du tableau.
Pour Burruchaga, vingt-deux ans et classé au-delà de la centième place mondiale, la victoire représente un tournant. C'est la première fois de sa carrière qu'il bat un joueur du top 10. Six jeux concédés en deux sets, une domination sans appel qui laisse peu de place à l'interprétation. L'Argentin a étouffé le jeu de fond de court de l'Italien avec une régularité implacable, ne lui laissant jamais le temps d'installer ses séquences de frappe. Son service, solide tout au long de la rencontre, a verrouillé ses jeux de mise en jeu sans la moindre frayeur.
Cobolli n'est pas le seul favori tombé à Umag. Tomás Martín Etcheverry, troisième tête de série, a également été sorti au même stade du tournoi. La terre battue croate, lente et exigeante, a rappelé que la transition du gazon londonien à l'ocre méditerranéenne ne s'improvise pas. La fatigue post-Wimbledon, les jambes lourdes, les repères de timing chamboulés, tous ces facteurs pèsent dans la balance quand le tableau se joue sur quelques points.
Le Croatia Open perd ses deux principaux animateurs, mais gagne en imprévisibilité. Burruchaga affrontera en quarts de finale un adversaire encore à déterminer. Son parcours rappelle que les ATP 250 estivaux réservent chaque année leur lot de surprises, portées par des joueurs affamés et libérés de toute pression.



