Dans 48 heures, le premier coup droit sera frappé sur le Centre Court. Wimbledon 2026, 139e édition des Championships, s'annonce comme l'un des plus ouverts de la dernière décennie. Avant le grand départ lundi 29 juin, cinq questions qui animeront la quinzaine.
Jannik Sinner peut-il conserver son titre ? Le numéro un mondial revient à Wimbledon en position de force au classement, mais avec des signaux contradictoires. Son élimination précoce à Roland-Garros, marquée par des difficultés physiques dans la chaleur parisienne, a relancé les interrogations sur sa gestion de l'effort. L'Italien a fait le choix de ne pas disputer de tournoi préparatoire sur gazon, préférant un bloc d'entraînement spécifique. Un pari assumé. Il affirme se sentir "bien préparé" et avoir procédé à de "petits ajustements" dans sa préparation physique. Sa victoire en 2025, son premier sacre au All England Club, lui a donné la confiance de celui qui sait qu'il peut gagner ici. Mais l'absence de compétition sur herbe représente un risque face à des adversaires rodés par Halle ou Eastbourne.
Le retour de Serena Williams peut-il dépasser le symbole ? À 44 ans, l'Américaine aux 23 titres du Grand Chelem fait son retour en simple à Wimbledon. L'annonce a électrisé le monde du tennis. Novak Djokovic a qualifié ce comeback d'"épique", une inspiration "pour des millions de personnes à travers le monde". Johanna Konta, elle, pointe la "grande question" : singles, doubles, ou les deux ? Sur le papier, les obstacles sont immenses. L'ancienne numéro un mondiale n'a plus disputé de match officiel en simple depuis l'US Open 2022. Le gazon, surface de ses sept titres à Wimbledon, reste toutefois son terrain de prédilection. Ne sous-estimez jamais Serena au All England Club.
Djokovic, à 39 ans, peut-il encore surprendre ? Sept fois sacré sur le Centre Court, le Serbe vise un 25e titre du Grand Chelem qui l'enverrait un peu plus loin dans la légende. Son tirage, dans la même moitié que Sinner, promet un choc potentiel en demi-finales. Djokovic a adapté son calendrier et concentre toute son énergie sur les grands rendez-vous. À Wimbledon, où l'expérience pèse plus qu'ailleurs, il reste un prétendant crédible tant qu'il est capable de tenir physiquement cinq sets.
Qui émergera du tableau féminin ? défend son titre, mais sa défaite à Bad Homburg face à en quarts de finale sème le doute. La Polonaise excelle sur terre battue, et son adaptation au gazon reste un chantier permanent. En face, arrive lancée par son troisième titre à Eastbourne, et a prouvé à Bad Homburg que son tennis de variation est une arme redoutable sur herbe. , malgré sa gêne au pied, reste une joueuse capable de coups d'éclat sur surface rapide. Le tableau féminin s'annonce aussi imprévisible que passionnant.
Comment la technologie va-t-elle changer le jeu ? Pour la première fois de son histoire, Wimbledon introduit la vidéo-arbitrage. Les joueurs pourront contester certaines décisions sur le Centre Court, le Court numéro 1 et quatre autres courts principaux pendant les matchs de simple. C'est une rupture avec la tradition du All England Club, qui avait longtemps résisté à cette évolution. Le système, combiné à un prize money record de 64,2 millions de livres sterling (soit une hausse de 20% par rapport à 2025), marque l'entrée de Wimbledon dans une nouvelle ère, sans renoncer à son identité.
Premier coup de raquette lundi 29 juin. Le gazon de Wimbledon a de nouvelles histoires à raconter.

