La République tchèque vit un âge d'or. En l'espace de deux semaines, le tennis féminin tchèque a empilé les trophées et confirmé une hégémonie qui ne doit rien au hasard.
Tout a commencé à Wimbledon, où Linda Noskova et Karolina Muchova se sont retrouvées en finale, offrant à leur pays un duel 100 % tchèque historique sur le gazon londonien. Noskova, vingt et un ans, a soulevé son premier trophée du Grand Chelem, ajoutant une ligne de prestige à un palmarès en construction.
Une semaine plus tard, Barbora Krejcikova a conquis le titre inaugural de l'Open d'Athènes en renversant Maria Sakkari en finale (7-6, 6-3). Pour l'ancienne numéro 2 mondiale, c'est un neuvième titre en carrière et le premier depuis plus de deux ans, signe d'un retour au premier plan après des mois de doute.
La série se poursuit cette semaine à Prague. Marie Bouzkova, tenante du titre, vise un troisième sacre consécutif au Livesport Prague Open. Les cinq premières têtes de série du tournoi sont toutes tchèques, une situation rarissime dans le tennis moderne. Krejcikova, deuxième tête de série, arrive avec la confiance de sa victoire athénienne.
Ce qui frappe, c'est la diversité des profils. Noskova possède un service dévastateur, arme redoutable sur gazon comme sur dur. Krejcikova excelle dans la construction patiente du point et la variété tactique. Bouzkova mise sur un jeu de contre et une défense élastique. Muchova, quand son corps le permet, combine puissance et créativité comme personne. Quatre joueuses, quatre styles, un même drapeau.
La profondeur du tennis tchèque dépasse ces quatre figures. Linda Fruhvirtova, Sara Bejlek, Tereza Valentova et Nikola Bartunkova forment une nouvelle génération qui pousse derrière. Le système de formation tchèque, héritier de la tradition de Navratilova et Mandlikova, continue de produire des joueuses complètes à un rythme impressionnant.
Cette semaine à Prague, devant leur public, les Tchèques auront l'occasion de confirmer leur statut de nation dominante du tennis féminin. Après un Wimbledon historique et un titre à Athènes, le signal est clair : la République tchèque n'a pas fini de régner.

